Un lieu mystérieux de l’inconscient et des peurs enfouies

Forêts : Errer dans son paysage intérieur

Se perdre pour mieux se retrouver

Quand je quitte la forêt, je me retourne. Comme on se retourne après une rencontre. Je contemple une dernière fois ce lieu, ces arbres, cette présence qui m’a offert beauté et paix. Je m’imprègne du moment avec tous mes sens, sachant qu’il va bientôt basculer du côté de l’intérieur.

Car ce que je viens de vivre ne pourra plus exister ailleurs qu’en moi. Les jours suivants effaceront chaque détail. La mémoire érodera les contours, mélangera les couleurs, confondra le réel et l’imaginaire. Le tableau se dissoudra. Et c’est précisément cela qui le rend précieux.

Il y a une magie dans ces instants fugaces. Ils sont uniques, intimes, impossibles à transmettre complètement. On peut raconter l’histoire, mais on ne peut pas déposer cette sensation dans la main d’un autre. La forêt devient alors un lieu intérieur. Une scène où se mêlent silence, souvenir, crainte et émerveillement.

Je quitte la forêt en sachant que je laisse derrière moi un monde qui ne sera plus jamais exactement le même, et que je ne serai plus exactement le même non plus.

Et parfois une question demeure, posée très bas dans l’ombre. Les arbres ne nous cachent-ils pas un autre paysage. Un envers. Toute cette couverture verdoyante n’abrite-t-elle pas un monde plus mystérieux, plus inaccessible à nos sens, mais présent pourtant à la lisière de notre attention.

Peintures de mystérieuses forêts

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